Pays d'HéraultUn incendie ravage 350 ha de garrigue
COMBAT : Quelque 350 ha de pinède et garrigue ont été ravagés entre Vendémian et Montbazin. Aucune évacuation d'habitation n'a dû être décidée
Alors que l'été semble déjà bien loin, les sapeurs-pompiers de l'Hérault ont pourtant livré ce qui semble être - et de loin - un combat contre le plus gros sinistre de ces derniers mois en matière de feu de forêt.
Hier donc, ces soldats du feu ont livré bataille contre un incendie de grosse ampleur. Un sinistre qui s'est déclaré vers 16 h 40, aux portes de Vendémian, au coeur du pays héraultais. Et qui, très vite car aidé par un vent de nord-ouest assez soutenu, s'est propagé vers le sud-est, vers Montbazin.
Au départ, cinq groupes d'attaques venus des casernes du Pouget, d'Aniane, de Gignac ou encore de Clermont-l'Hérault avaient convergé sur place. Mais très vite et face à l'avancée du feu, notamment en direction des crêtes sur lesquelles sont plantées les éoliennes d'Aumelas, le
Centre opérationnel d'incendie et de secours de l'Hérault (Codis 34) décidait d'engager des moyens supplémentaires. Au point qu'hier vers 21 h, pas moins de 250 soldats du feu et 90 engins venus de tout le département se trouvaient sur le terrain. Luttant pied à pied avec les flammes, dans des zones difficiles d'accès, éprouvantes pour les organismes et le matériel. Chance malgré tout : l'incendie s'est propagé dans une zone quasiment vierge de toute habitation et aucune évacuation n'aurait été ordonnée. Mais des mas ont quand même été placés sous la protection des pompiers.
En revanche, des milliers de personnes ont aperçu qui des flammes, qui des colonnes de fumée, de Montpellier jusqu'à Sète. Et nombreux ont été les badauds à s'arrêter aux bords des routes pour regarder la végétation se consumer.
Un sinistre dont, hier soir, on ne connaissait pas encore l'origine. Et qui, à 22 h, était « toujours en évolution libre », précisait un officier du PC Feu du Codis.
Dès le lever du soleil, ce matin, des avions bombardiers d'eau devraient intervenir pour faciliter la tâche des troupes au sol à l'issue d'une nuit que l'on imagine exténuante.